Quel acompte demander sur un chantier
Aucune loi suisse ne fixe le montant d'un acompte. C'est une affaire de contrat, donc de ce que tu écris et de ce que ton client accepte. Voilà ce qui se pratique et ce qui se défend.
Ce qui se pratique
Entre un tiers et la moitié à la commande, sur un chantier qui demande de la matière. La logique n'est pas de se payer d'avance : c'est de ne pas financer soi-même le matériel d'un client qu'on ne connaît pas. Un acompte qui couvre à peu près tes achats est facile à justifier.
Découper plutôt que tout demander
Sur un long chantier, trois versements passent mieux qu'un gros : un acompte à la commande, un versement intermédiaire à une étape visible, le solde à la fin. Le client suit l'avancement, et toi tu n'avances jamais plus d'un mois de trésorerie.
L'écrire pour qu'il ne se discute pas
Le montant, le pourcentage, l'échéance, et ce qu'il déclenche, commande de matériel, réservation de la date. Un acompte écrit sur le devis, accepté avec lui, ne se renégocie pas au moment de la facture.
Facturer l'acompte
Un acompte se facture comme le reste, avec sa QR-facture et sa TVA. Et il se déduit du solde à la fin : ta facture finale doit montrer le total, l'acompte déjà versé, et ce qui reste à payer. C'est ce détail qui évite l'appel du client persuadé d'avoir payé deux fois.